Le travail contre la démocratie

Définition

La démocratie est le régime politique dans lequel le peuple est souverain.

Cette définition est proche du sens étymologique du terme démocratie, du grec ancien:

  • dêmos: « peuple »,
  • krátos: « pouvoir », « souveraineté ».

Pourquoi parler de démocratie? L'idée peut paraître saugrenue puisqu'il est acquis pour tout le monde que nous vivons aujourd'hui en démocratie. L'usage courant de ce mot est d'ailleurs tout à fait banal, mais nous voyons que si nous le prenons au pied de la lettre, il peut évoquer une idée bien radicale, du moins dans le contexte actuel, en France en 2011. Aussi, le mot démocratie est devenu, comme bien d'autres, - liberté, amour, développement, valeur... -, un mot fourre-tout permettant un certain nombre d'amalgames. Premièrement, il efface des variations non négligeables entre plusieurs types de gouvernement. Par ailleurs, ce terme est surtout utilisé en référence au système politique, soigneusement déconnecté du monde professionnel et économique. Pour une présentation des limites de la démocratie dans notre paysage politique, le lecteur pourra commencer par la brochure "Sommes-nous en démocratie?" des Renseignements Généreux 1. Mais notre but ici est de rétablir le lien entre les mondes fortement interdépendants de la politique et de l'économie, puis de resituer la démocratie dans ce cadre élargi.

Avant de procéder à cette tâche, une brève présentation des différents niveaux de démocratie peut s'avérer utile. Car nous l'avons dit, la démocratie est un mot fourre-tout masquant des variations parfois fortes entre différents niveaux de souveraineté du peuple.

Les niveaux de démocratie

On peut, avec Ken Knabb 2, distinguer grosso modo cinq niveaux de gouvernement:

  • (1) Liberté illimitée
  • (2) Démocratie directe
    • a) de consensus
    • b) de décision majoritaire
  • (3) Démocratie de délégués
  • (4) Démocratie représentative
  • (5) Dictature minoritaire déclarée

La société actuelle oscille entre (4) et (5), c’est-à-dire entre le gouvernement minoritaire non déguisé et le gouvernement minoritaire camouflé par une façade de démocratie symbolique. Une société libérée abolirait (4) et (5) et réduirait progressivement le besoin de (2) et (3).

La distinction essentielle est entre (3) et (4).
Dans la démocratie représentative (comme la notre), les gens abdiquent leur pouvoir à des fonctionnaires élus. Les programmes des candidats se limitent à quelques vagues généralités. Et une fois qu’ils sont élus, on a peu de contrôle sur leurs décisions, si ce n’est par la menace de reporter son vote quelques années plus tard sur un autre politicien, qui sera d’ailleurs tout aussi incontrôlable. Les députés dépendent des riches, du fait des pots-de-vin et des contributions qu’ils reçoivent pour leurs campagnes électorales. Ils sont subordonnés aux propriétaires des médias, qui déterminent l’agenda politique. Et ils sont presque aussi ignorants et impuissants que le grand public quant aux nombreuses questions importantes sur lesquelles les décisions sont prises par des bureaucrates non élus ou par des agences secrètes et incontrôlables. Les dictateurs déclarés sont parfois renversés, mais les véritables dirigeants des régimes "démocratiques", les membres de la minorité minuscule qui possède ou domine pratiquement tout, ne sont jamais ni élus ni remis en question par la voie électorale. Le grand public ignore même l’existence de la plupart d’entre eux.

Dans la démocratie de délégués, ceux-ci sont élus pour des buts bien définis, et avec des instructions très précises. Le délégué peut être porteur d’un mandat impératif, avec l’obligation de voter d’une façon précise sur une question particulière, ou bien le mandat peut être laissé ouvert, le délégué étant libre de voter comme il l’entend. Dans ce dernier cas, les gens qui l’ont élu se réservent habituellement le droit de confirmer ou de rejeter les décisions prises. Les délégués sont généralement élus pour une durée très courte et peuvent être révoqués à tout moment.
La démocratie directe, enfin, est un régime politique dans lequel les citoyens exercent directement leur pouvoir. Généralement, elle prend la forme d'un débat et d'une décision collective au sein d'un groupe humain réuni en assemblée. La démocratie directe en entreprise s'appelle l'autogestion.

L'entreprise démocratique

La plupart d'entre nous passons le plus clair de notre temps au travail. Ce sont les entreprises qui produisent les choses et façonnent le monde. Ces organisations sont centrales dans la société actuelle, il est donc pertinent de s'interroger sur leur niveau de démocratie.

Le travail forcé, pilier de la démocratie?

Certains métiers sont moins pénibles que d’autres, et en principe le travailleur individuel a le droit de changer d’emploi, de monter sa propre entreprise, d’acheter des actions ou de gagner à la loterie. Mais tout cela masque le fait que la grande majorité est collectivement asservie. Alors première question: le travail obligatoire est-il compatible avec la notion de démocratie? Car le travail forcé nous ôte de l'énergie et un temps considérable de réflexion potentielle, d'information, d'éducation et de participation active à la vie citoyenne. Il est aussi une limitation puissante de notre liberté: liberté de choisir comment nous disposons de notre temps, liberté de choisir notre propre destinée. Le travail nous habitue également à évoluer dans des structures sociales tyranniques, à nous soumettre à des chefs qui prennent des décisions dans l'opacité, sans nous consulter.

Entreprises tyranniques

Car l'entreprise est une tyrannie. Elle exerce son autorité de manière absolue et oppressive. Sa structure est pyramidale, avec peu de monde en haut, pour détenir le pouvoir et l'argent, et beaucoup de monde en bas, qui n'a qu'un pouvoir extrêmement limité, et les revenus les plus faibles. Les décisions sont prises dans la confidentialité, et imposées de haut en bas (le sens inverse du pouvoir démocratique, s'exerçant lui de bas en haut). L'objectif est la rentabilité et le profit, qui concernent avant tout les dirigeants et les actionnaires. Le but premier d'une entreprise n'est pas le bien-être de ses employés, cela se saurait. S'il existe un code du travail, des conventions collectives, des syndicats, etc, c'est bien que le salarié est une proie pour l'entreprise.

L'intérieur d'une entreprise ressemble donc terriblement à une dictature, nous avons à peine besoin de le démontrer. Mais le monde extérieur ne recèle-t-il pas de contre-pouvoirs?

Les contre-pouvoirs

Il est courant d'entendre que le consommateur a le pouvoir de changer les choses. Si l'on met de côté les effets sur lui d'une publicité omniprésente 3, on peut alors effectivement se poser la question. Le consommateur peut-il "voter avec son caddie" ? Par la consom'action, qui est une consommation citoyenne, et non plus seulement consumériste, on choisit de fait à qui l'on donne son argent. Mais n'est-ce pas une vision un peu passive de la vie citoyenne? De plus, cette version de la démocratie est élitiste et restrictive, car le pouvoir politique est alors proportionnel au compte en banque. Combien de personnes en effet peuvent-elles acheter bio?

Les autres "parties prenantes" de l'entreprise incluent les riverains, les associations d'usagers, de protection de l'environnement, du patrimoine, etc, et, enfin, les autorités publiques. Parmi ces derniers, le contre-pouvoir le plus fort potentiellement est constitué par les autorités publiques, dont l'Etat. En France, celui-ci a plutôt favorisé les salariés jusqu'au début des années 70, puis a lentement mais sûrement effrité leurs droits depuis cette époque 4. L'Etat pourrait être un contre-pouvoir s'il n'était pas sous l'influence constante des lobbies 5. Les politiciens dépendent très fortement du "privé" pour financer leurs campagnes présidentielles, ce qui influence leurs prises de décision et réduit leur marge de manoeuvre si besoin était (certaines mauvaises langues pourraient dire que les politiciens sont tous de droite). Enfin, les entreprises publiques pourraient être perçues comme plus démocratiques que les privées, car sous contrôle de l'état (donc des électeurs), mais la privatisation suit son cours, dans tous les secteurs de l'économie. 6

Enfin, n'oublions pas les syndicats, qui ont joué un rôle important au siècle dernier dans l'amélioration des conditions de travail des salariés. Hélas, on observe actuellement une perte de pouvoir de ces organisations, réduits au rôle de "partenaires sociaux" du gouvernement. Cette perte de pouvoir semble dûe en partie à la désertion par le monde salarial des syndicats, qui se retrouvent à se défendre comme ils le peuvent face aux mesures d'austérité, et ne luttent plus depuis longtemps sur le terrain du progrès social, c'est-à-dire de l'acquisition de nouveaux droits.

***

L'aversion des entreprises envers la démocratie peut prendre forme de manière assez immonde. La boisson Fanta par exemple fut créée par Coca-Cola pour continuer de distribuer des boissons en Allemagne nazie 7, pendant qu'IBM participait à l'organisation administrative des camps de concentration. Evidemment tous les grands patrons ne sont pas des nazis, mais ils ne sont pas non plus réputés pour être des socialistes, ou des démocrates convaincus. Parfois, la dictature est propice aux affaires, souvent, tout simplement, elle ne dérange pas. Pour prendre un exemple récent, le règne brutal de la junte militaire en Birmanie, un des pires régimes au monde, était financé en grande partie par l'entreprise française Total. Le capitalisme français depuis la Seconde Guerre a connu nombre de ces collaborations peu glorieuses, documentées dans le livre "Histoire secrète du patronat", dont un résumé se trouve à cette page.

Mais toutes les entreprises n'ont évidemment pas la même puissance de frappe face à la démocratie. Une PME aura plus de difficultés à faire passer des lois qui lui sont favorables qu'une multinationale comme Monsanto 8.

Les multinationales 9

Qu'est-ce qu'une multinationale?

Une multinationale est une entreprise implantée dans plusieurs pays par le biais de filiales dont elle détient tout ou une partie du capital 10 11

Les multinationales existent depuis des centaines d'années. Ainsi la compagnie Orientale des Indes, fondée en 1602, peut-être considérée comme une multinationale. C'est cependant vers la fin des années 1970 que ces sociétés sont montées en puissance et en nombre. Au début des années 1980, selon la CNUCED, on comptait 7 000 multinationales. En 2002 elles étaient 64 000 contrôlant 870 000 filiales employant 54 millions de personnes et représentant 70 % des flux commerciaux mondiaux.

Certaines firmes sont désormais considérées comme étant comparables à des États. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en 1999, financièrement, la société américaine Ford équivalait à la Norvège, et les japonaises Mitsui et Mitsubishi respectivement à l'Arabie saoudite et à la Pologne. À cette époque, sur les 100 premiers acteurs économiques mondiaux, 55 étaient des multinationales.

Le pouvoir des multinationales

Walter Rathenau, industriel allemand de premier plan et fondateur d’AEG, disait en 1913 que « trois cents hommes, qui se connaissent tous personnellement, dirigent les destinées économiques de l’Europe et choisissent entre eux leurs successeurs ». Le changement, depuis cette époque, c’est que les trois cents se sont réduits, en Europe, à moins de cent cinquante 12.

Les multinationales créent leur propre espace économique, indépendamment des États, et leur flexibilité leur permet d'exploiter les disparités de législations sociales ou environnementales, de mettre ces derniers en concurrence. La souveraineté des États est alors soumise aux stratégies globales des plus grandes multinationales. Concrètement, l'aménagement d'un port dépend désormais, au XXIe siècle, moins des plans décidés par le gouvernement que ceux des chargeurs, armateurs ou opérateurs des multinationales.

Ces sociétés peuvent alors exploiter massivement les ressources naturelles d'un pays, ou relocaliser leurs activités les plus polluantes vers les États les moins regardants. En cas de fraudes, il est difficile de les réprimer, car leurs activités illicites sont souvent installées entre deux ordres juridiques peu capables de les sanctionner. Le droit international sur le commerce n'ayant pas quant à lui la possibilité (ou même la volonté) de les atteindre, et les ordres juridiques internes étant limités par des frontières internationales imperméables aux enquêtes et aux poursuites.

Lobbying, corruption, coups d'états...

En plus d'influencer les États par un lobbying dont aucun autre acteur n'a les moyens, elles peuvent avoir recours à la corruption. Cela peut aller de la corruption d'agents publics en vue de l'obtention d'un marché, à une intervention le plus en amont possible de la décision, au niveau de la législation.

Mohammed Bedjaoui n'hésite pas à parler de « puissance faustienne » au sujet des multinationales, dont les pouvoirs vont jusqu'au contrôle de gouvernements (républiques de bananes) ou même jusqu'à renverser un régime qui leur est défavorable. La chute du régime de Salvador Allende au Chili en 1973 est ainsi due en grande partie à la participation d'International Telephone and Telegraph (ITT).

Conséquences politiques et sociales

Les multinationales privent les États des moyens d’intervenir dans leur évolution économique, dans le niveau de l’emploi, le niveau de vie ou la protection sociale de leur population.

Plus généralement, l'organisation et l'importance de ces sociétés créent une "interdépendance globale", ce qui entraîne forcément une perte d'autonomie des États.

De plus, ces États ont aujourd'hui la volonté apparente d'aider les multinationales. Concernant leurs activités à l'étranger, leurs gouvernements d'origine les soutiennent dans l'obtention de nouveaux marchés : par exemple, le président français tient régulièrement le rôle de "super VRP" lors de ses déplacements. En cas de crise, l'État d'origine va protéger les investissements de ses multinationales comme il aura tendance à protéger ses ressortissants. Le cas de la Côte d'Ivoire, en 2004, en est un exemple 13.

Au niveau international, l'OTAN sert de bouclier et de promoteur à ces mégafirmes qui "couvrent l'ensemble de l'activité humaine: de l’industrie à la banque, du commerce de gros au commerce de détail, de l’agriculture extensive à toutes les niches possibles des services financiers, qu’ils soient licites ou illicites." 12

Pour aller plus loin sur le sujet des multinationales, on pourra visionner le documentaire The Corporation 14, disponible en téléchargement libre.

La silencieuse révolution du marché

Pour conclure ce tour d'horizon du conflit entre le travail et la démocratie, voici des extraits d'un article récent intitulé : "Pacte de compétitivité : les marchés contre la démocratie" 15.

Le « pacte de compétitivité » ou « pacte pour l’euro » sera discuté et probablement adopté ce soir (vendredi 11 mars 2011) par les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro. « Les marchés attendaient énormément de la réunion du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro » explique à ce titre un économiste de Barclays Capital France.

Et pour cause. Au cœur de ce pacte, un mécanisme devrait permettre de sanctionner les Etats récalcitrants et les convaincre d’adopter les « bonnes » politiques économiques en termes d’emploi public, de service public, de salaires, de fiscalité et de règles du marché du travail. Ce projet est très lourd de menaces ; d’ores et déjà, des partis politiques (du front de gauche au PS), ou encore des syndicats et mouvements sociaux s’en alarment, et appellent à des mobilisations contre ce qui risque de s’avérer une offensive considérable contre l’Etat social... et contre la démocratie.

Lire la suite de l'article

"Ce qui est en train de se passer est une révolution silencieuse vers une gouvernance économique plus forte." José-M. Barroso, 2010, Commission européenne

En guise de conclusion

Le travail est donc un ennemi déclaré de la démocratie. Pourquoi cela ne choque-t-il personne? On ne peut pas vraiment généraliser, mais quelques raisonnements semblent revenir souvent. Premièrement, le travail est encore trop souvent perçu comme un droit, alors que dans la réalité c'est une obligation. Ensuite, l'idéal démocratique n'est pas partagé par tout le monde loin de là. Winston Churchill disait: "Le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen."

Nous, travailleu-rs-ses, avons tendance à nous sous-estimer, à penser que nous avons besoin de chefs, de spécialistes, de politiciens, d'économistes, etc. Nous acceptons la corruption et le mensonge comme des maux nécessaires, contre lesquels nous sommes impuissants et sans alternative. Nous ne connaissons pas les autres systèmes d'organisation sociale, horizontaux (sans chefs) et démocratiques. Ou tout simplement, nous nous disons qu'il existe des problèmes plus graves, et des régimes bien pires que le notre.

Attristés par les images de guerre qui abreuvent nos écrans, nous répétons inlassablement "l'humanité sera toujours aussi cupide et violente".

Mais regardons en nous et autour de nous. Nous ne sommes pas des guerriers. Nous ne sommes pas des violeurs, des bourreaux, des exploiteurs, des colonisateurs. Certes, nous avons une part de responsabilité, mais celle de nos élites est d'une toute autre ampleur. Leur culpabilité est incomparable à la nôtre, ils jouent dans une autre ligue. Nous savons que le peuple ne veut pas partir en guerre, en Irak, en Afghanistan, et ainsi de suite. Le peuple ne veut pas de cataclysme nucléaire, ni de réchauffement climatique. Un gouvernement soumis à la volonté réelle du peuple est peut-être la seule issue réaliste aux problèmes actuels, du moins les plus graves, ceux qui menacent la survie de notre espèce. Voilà pourquoi la démocratie devrait être au centre de nos préoccupations, et non notre carrière ou notre envie souvent névrotique et compulsionnelle de travailler.


Pour aller plus loin

  • 1. Sommes-nous en démocratie ? La démocratie représentative, ses conséquences et ses alternatives: http://www.les-renseignements-genereux.org/brochures/439
  • 2. La Joie de La Révolution, Ken Knabb, BOP Secrets
  • 3. Des entreprises qui manipulent pour inciter à consommer sont-elles des modèles de démocratie? Discussion ici.
  • 4. voir L'histoire du salariat
  • 5. Ces groupes français qui aimeraient se débarrasser d'Obama et financent l'ultra-droite américaine, Olivier Petitjean, 05/11/2012, bastamag.net
  • 6. Pour une discussion plus ample sur ce thème, le lecteur est à nouveau redirigé vers la brochure des RG.
  • 7. "L'origine de cette boisson découle de la Seconde Guerre mondiale qui entraina le blocus des ingrédients nécessaires à la confection de la boisson Coca-Cola dans les territoires contrôlés par le Troisième Reich. Une fois les stocks épuisés, la filiale allemande Coca-Cola Bottling Co. mit au point une nouvelle boisson pour maintenir son activité commerciale pendant la guerre, et la commercialisa sous le nom de Fanta, qui vient de l'allemand Fantasiegetränk qui signifie boisson fantastique[réf. nécessaire]. Le Fanta était alors élaboré avec des sous-produits issus des productions de fromage et de cidre1. et plusieurs variantes sont produites, la recette étant adaptée par les autres filiales européennes en fonction des ingrédients auxquels elles ont accès." http://fr.wikipedia.org/wiki/Fanta
  • 8. Dans le reportage "Le Monde selon Monsanto", Dan Glickman, secrétaire à l'agriculture de Bill Clinton, déclare au sujet des tests sur les OGM et de leur légalisation aux États Unis : « Franchement je pense qu'on aurait dû faire plus de tests mais les entreprises agro-industrielles ne voulaient pas parce qu'elles avaient fait d'énormes investissements pour développer ces produits. Et en tant que responsable du service de réglementation du ministère de l'agriculture, j'ai subi beaucoup de pressions pour, disons, ne pas être trop exigeant. »
  • 9. Une large partie de cette section est reprise de Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Multinationale
  • 10. http://fr.wikipedia.org/wiki/Multinationale.
  • 11. Citons par exemple: Hilton (États-Unis), Bombardier (Canada), Schlumberger (France), Virgin (Royaume-Uni), Santander (Espagne), Fiat (Italie), Nestlé (Suisse), Ikea (Suède), ArcelorMittal (LuxX), Siemens (Allemagne), Red Bull (Autriche) et Honda (Japon).
  • 12. a. b. http://www.monde-diplomatique.fr/1999/12/CLAIRMONT/12787
  • 13. http://www.afrik.com/article7866.html
  • 14. http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Corporation
  • 15. http://ellynn.fr/dessousdebruxelles/spip.php?article142